Processus de création d'une histoire ! Dos à la forêt

Et l’on continue avec la quatrième étape de ce processus !

Comme d’habitude, on commence par rappeler l’ensemble des paliers à :

Étape 1 : trouver le thème global de l’histoire, le(s) personnage(s) principal(aux) et la problématique/le résumé.

Étape 2 : écrire une nouvelle en prequel, pas forcément directement liée à l’histoire principale mais qui permet une première approche de l’univers, de son fonctionnement, etc.

Étape 3 : lister les grandes parties (situation initiale, élément déclencheur, péripéties, résolution, conclusion…) avec les grandes lignes de ce qu’il s’y passe

Étape 4 : rédiger la scène clé de chacune des parties, vers laquelle le récit devra s’orienter pour faire avancer l’histoire

Étape 5 : rédiger.

Étape 6 : relire, demander un avis extérieur, modifier, faire corriger, etc.

En prenant exemple de mon roman Dos à la Forêt, présentons à présent l’étape n° 4 :


Rédiger la scène clé de chacune des parties, vers laquelle le récit devra s’orienter pour faire avancer l’histoire

Le but de cette étape est que, pour chacune des grandes parties établies lors de l’étape n° 3, rédiger LA scène clé.


Il s’agit de repérer ce qui fait le cœur de ladite partie, ce qui justifie son importance.

  • Soit en se basant sur ce qui marque le personnage (un évènement qui le choque, le moment où iel tombe amoureux.se, la première rencontre, etc.),

  • Soit sur ce qui fait avancer l’histoire (la découverte d’un secret, la mort d’un personnage, l’épilogue, etc.).

Cette étape a une double utilité :


D’une part, cela permet de visualiser plus concrètement le scénario, de rentrer plus précisément dans le vif du sujet.

Pour moi, ça a notamment été l’occasion de poser certains dialogues que je ne voulais surtout pas oublier, qui approfondissaient la relation conflictuelle des deux sœurs.

Le fait d’être détaché du rythme du récit peut aussi offrir la possibilité de se lâcher davantage dans la partie narrative, d’être audacieux dans l’écriture, de prendre le temps de tenter des métaphores ou des effets de styles... Au final : que ces scènes en particulier soient plus aptes à marquer le lectorat.


D’autre part, et pour le coup ça m’a VRAIMENT été utile, c’est qu’en préparant en amont les passages les plus importants, ceux qui vont mettre le plus la pression, on limite le risque de stagnation par la suite !

Dans le cas de Dos à la Forêt, cela a été notamment le cas de la bataille finale (je déteste écrire les affrontements physiques ou magiques, je trouve ça particulièrement difficile). Je l'avais écrite de façon assez imagée dans la préparation, et qui m’a permis de me sortir du blocage une fois dans l’étape de rédaction. Sans cela, j’aurais probablement passé des semaines à agoniser sur cette fichue scène qui m’a donné du fil à retors.


Comme pour les autres étapes, bien sûr, rien n’est figé.


Dans la scène de combat citée ci-dessus, lors de l’étape numéro 3, j’avais ajouté à l'équipe une dizaine de soldats qui jouaient le rôle de chair à canon. Finalement, ils ont été supprimés au moment de l'écriture parce que leur présence était incohérente et que cela n’apportait pas grand-chose au récit.

Ces scènes doivent servir de direction et de support, mais surtout ne doivent pas bloquer l’avancement si l’on se rend compte en cours de route qu’elles ne sont pas pertinentes ou qu’elles doivent être modifiées.



Et avec cette étape, la préparation en amont se termine !


Vous êtes alors fin prêts à attaquer la partie la plus intense : la rédaction de l'histoire \o/


A bientôt pour la prochaine étape ;)

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Léandra Vazeil